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European Journal of Economic and Social Systems
1292-8895
Parution abandonnée
 

 ARTICLE VOL 24/1-2 - 2011  - pp.7-12
TITRE
INTRODUCTION

RÉSUMÉ

La notion de capitalisme cognitif désigne une transformation majeure dans les lois de fonctionnement de l’économie par rapport aux systèmes historiques d’accumulation – mercantiliste, puis industriel – qui l’ont précédé. Au coeur de cette transformation se trouve le passage du paradigme énergétique du travail propre au capitalisme industriel vers une nouvelle organisation sociale de la production, fondée sur la montée en puissance de la dimension cognitive et immatérielle du travail mais, plus globalement, celle du rôle de la connaissance. Dans cette évolution, ce sont le sens et les critères mêmes de mesure des catégories fondamentales de l’économie politique qui en sortent déstabilisés : le travail, le capital, la valeur. Il en résulte, en même temps, un bouleversement profond des formes de la répartition des revenus, marqué notamment par le retour en force de la rente, sous ses différentes expressions, dont le fer de lance est la finance. La logique de la création de la valeur pour l’actionnaire, la croissance spectaculaire des revenus issus du patrimoine, la financiarisation de l’épargne salariale, la spéculation des marchés financiers sur la dette souveraine en Europe, sans oublier l’inflation des prix de l’immobilier et le renforcement des droits de propriété intellectuelle, en sont autant de preuves irréfutables. La rente définie, à la suite de Marx, comme un pur rapport de distribution dissocié de toute fonction positive dans l’organisation de la production, joue de plus en plus un rôle stratégique dans les mécanismes de captation de la valeur ainsi que dans les processus de désocialisation du commun.

Une grille de lecture de type néo-ricardien est souvent utilisée pour interpréter cette mutation. Elle tend à opposer le capitalisme productif et managérial de l’âge d’or du fordisme au capitalisme rentier de « l’actuel régime de croissance financiarisé ». Selon cette approche, c’est notamment le pouvoir quasiment autonome de la finance qui aurait été le facteur premier de la déstructuration du rapport salarial fordiste et des dérives spéculatives du capitalisme contemporain.

Mais qu’en est-il réellement ? Le but de ce numéro est de remettre en question ce schéma de lecture, tout autant sur le plan de la méthode que des hypothèses d’analyse. Pour ce faire, il se propose de partir des transformations de l’organisation sociale du travail pour comprendre, sur cette base, la mutation des mécanismes de la valorisation du capital ainsi que le retour en force de la rente et du pouvoir de la finance.



AUTEUR(S)
Didier LEBERT, Carlo VERCELLONE

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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